Le lac Chambon joue, au petit matin, le miroir des crêtes du Sancy.
Les vaches peuvent brouter tranquillement et contempler le massif : la dernière éruption dans la région remonte à 6 700 ans...
Cependant, les volcans d'Auvergne sont « endormis » et non « éteints», précisent les scientifiques !
En attendant, profitons des plateaux agricoles du Sancy, avec ses pâturages, ses clôtures et ses chemins.Entre les volcans, les vaches et les grands espaces, il fallait bien un tracteur pour rappeler que le Sancy n’est pas qu’un décor de carte postale !
Une dernière signature volcanique avant de poursuivre vers Besse : devinable à l'horizon et reconnaissable à sa silhouette isolée, le puy de Dôme.
À l’arrivée, le comité d’accueil est déjà en place ! Pas de tapis rouge ni de fanfare : quelques moutons montent la garde, avec vue imprenable sur Besse. Dans le Sancy, même les habitants à quatre pattes tiennent à saluer les randonneurs !
Et voilà Besse, autrefois Besse-en-Chandesse, devenue Besse-et-Saint-Anastaise en 1973… mais que tout le monde continue d'appeler simplement Besse ! Besse donc, une ville construite une coulée de lave : difficile de faire plus « chaud » !
À Besse comme dans tant d'autres villages, les vieilles pierres portent aussi la mémoire des heures sombres. Le 3 avril 1944, les soldats allemands et les miliciens bloquent les accès du bourg. Ils recherchent des résistants et les jeunes réfractaires au Service de Travail Obligatoire. 22 seront raflés, seuls 12 reviendront. Le gendarme Louis Lavergne sera blessé par balles puis achevé à coups de crosse devant plusieurs habitants.une fontaine Renaissance, bien utile encore en ces temps caniculaires.
Prise entre son mari, Henri de Navarre, futur Henri IV, qui est protestant, et son frère Henri III, roi de France , confronté à la montée de la Ligue catholique, Marguerite de Valois, future « Reine Margot » est contrainte de fuir la cour de France en 1585. Entre Carlat (15) et Usson (63), elle a bien passé près de vingt ans en Auvergne, mais Besse lui a peut-être prêté une maison plus volontiers que son hospitalité ! Entre histoire et légende, son nom est néanmoins resté accroché aux vieilles pierres de la cité. La bâtisse est désormais un musée du...ski.
Jean-Baptiste Blot, abbé de Besse-en-Chandesse, passe pour y avoir introduit la première paire de ski durant l’hiver 1901-1902 (La Montagne du 21 février 2017). Quelques pionniers chaussent donc d’étranges planches, et les voilà partis à l’assaut des pentes enneigées. Pas de télésiège, pas de piste damée, pas même de panneau « piste bleue » : il fallait monter à pied… avec les skis !
La municipalité de Besse rappelle qu'à la fête de l’Estive, les vaches prennent le pouvoir. Elles défilent dans les rues, décorées comme des stars, avant de monter sur les pâturages du Sancy, accompagnées des bergers, des estivants et des groupes folkloriques.
À Besse, Marianne rappelle aussi qu’au-delà des mots gravés sur les frontons des mairies, la République est d’abord une affaire de valeurs à faire vivre au quotidien.
Agir...Penser...Aimer.
Pommes de terre, tome fraîche, ail, jambon de pays : la truffade, le plat typique du randonneur.
Un récit familial et historique qui s'appuie notamment sur les carnets de Blaise Legoy et sur les témoignages recueillis auprès de sa famille. L'Angle était un buron devenu auberge, où une famille vivait selon un rythme très particulier : l'été sur les hauteurs, l'hiver au Mont-Dore. Le récit fait revivre l'élevage, la transformation du lait, l'accueil des touristes et des randonneurs et les conditions de vie dans cette montagne d'altitude
L'info de l'été : la chaleur n’est plus seulement une parenthèse estivale, mais une contrainte avec laquelle il faut désormais composer.